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« Ce que contient vraiment l’eau que nous buvons »

Le Parisien

Le Parisien consacre une page aux eaux du robinet et en bouteille. Le quotidien indique en effet que «le WWF (World Wildlife Fund) a fait analyser nos eaux. Toutes contiennent des résidus de produits chimiques».

Le journal explique qu’après analyse de l’eau du robinet d’une quarantaine de villes françaises, « le WWF a détecté la présence de résidus de pesticides, de nitrates, d’aluminium et même d’hydrocarbures aromatiques.

Certaines eaux en bouteille, également passées au crible par l’association écologiste, contenaient elles aussi des traces de nitrates, d’aluminium, d’antimoine ou de plomb ! ». 7 Le WWF indique ainsi que « plus de 90% des eaux de ville testées présentaient des teneurs quantifiables en nitrates et plus de 50% étaient contaminées par de l’aluminium qui pourrait provenir en partie des traitements de l’eau avant distribution ».

Cyrille Deshayes, chargé du dossier au WWF, précise que « d’un point de vue purement réglementaire, les eaux du robinet respectent globalement les normes, mais 19 molécules ont été détectées, notamment des contaminants chimiques qui n’ont rien à faire dans l’eau potable comme l’atrazine déséthyl, un pesticide interdit depuis 2003 ».

Le Parisien ajoute que « les concentrations en micropolluants découverts dans les eaux étaient aussi inférieures aux normes réglementaires, mais l’association s’étonne d’avoir détecté des traces de nitrates dans certaines eaux minérales de marque ».

Le quotidien cite notamment Valérie Baduel, directrice générale adjointe de l’Anses, qui précise que « l’eau passe par des terrains naturels avant d’être mise en bouteille et il est possible qu’on découvre des traces de nitrates qui peuvent être liées à des résidus d’usage agricole, mais il n’y a pas de risque pour la santé ».

Le journal conclut néanmoins que « le WWF craint « l’effet cocktail de ces résidus » et l’impact « à long terme » sur la santé des Français ».