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L’Hydrothérapie

L'hydrothérapie, reconnue comme méthode curative. Depuis les origines du monde, la plus importante source d'énergie de la nature a été l'eau. Sans elle, le développement de la vie organique tant végétale qu'animal est impossible. Ce n'est pas pour rien qu'on l'appelle “le sang de la nature”.

L’HDROTHERAPIE ET SES APPLICATIONS

L’homme a utilisé l’eau pour son développement, pour prévenir et guérir les maladies. Aujourd’hui le niveau de civilisation et de bien être d’une civilisation se mesure à la quantité d’eau utilisée par habitant. Son usage aide à avoir une meilleure hygiène qui va favoriser la prévention de bon nombre de maladies. Elle fourni à l’humanité dans son ensemble, un plus haut niveau de bien être corporel et mental. Grâce à son grand nombre de propriétés, l’eau peut s’utiliser de différentes manières et procédés, avec différents résultats sur notre organisme. L’homme les applique à des fins thérapeutiques depuis les plus anciennes civilisations.

L’HYDROTHERAPIE PAR LE PASSE

Les Sumériens développèrent une importante culture de l’eau, qui remonte jusqu’à Hammourabi (1728 – 1686 avant J.C). Les aspersions d’eau avaient alors un sens rituel et seuls les riches prenaient des bains. Des excavations révèlent l’existence d’établissements de bains jusqu’en 1530 avant J.C. De même à l’époque macédonienne on sait que les femmes se baignaient dans de l’eau froide après avoir accouché, en raison de l’action hémostatique de l’eau froide. Ceci était considéré comme une mesure d’hygiène et un moyen d’éviter les hémorragies post-partum.

Déjà dans la Grèce antique, Homère parle d’Esculapio, le Dieu grec de la médecine et des temples dédiés à ceux qui aident les malades en pélerinage. Le culte à ce Dieu signifie la plus grande tentative de fonder la religion en harmonie avec la vie naturelle. Cette dernière comprend un régime équilibré, massages, exercices physiques et hydrothérapie. A cette époque les bains à fins thérapeutiques se faisaient à base d’eau froide.

Dans les restes archéologiques trouvés sur la culture grecque ont été retrouvés des installations de bain, tant publiques que privés, ce qui confirme que l’utilisation de l’eau et par conséquent l’hydrothérapie étaient courant dans la Grèce antique, tant en applications partielles qu’en bains complets.

Pythagore (580-496 a ; J.C.) s’est déplacé jusqu’en Italie où il créa un ordre philosophico religieux en développa entre autre, une théorie sur la santé. Il prônait l’utilisation des plantes médicinales, une vie saine, l’exercice physique, une consommation de viande limitée et l’utilisation de l’hydrothérapie (fondamentalement les bains d’eau froide). Le tout combiné avec un régime végétal. De sa philosophie naquit l’idée défendue aujourd’hui par la médecine douce.

Hypocrate (460 – 377 avant J.C.) fondit à Kos une école médicale de grande importance. Selon lui, le médecin devait faire du bien au patient ou pour le moins ne pas lui faire de mal. Pour lui, une même maladie devait se traiter de façons différentes selon le patient, le vécu, la personnalité du malade. La relation humaine entre le patient et le médecin était très importante. Hypocrate considérait l’hydrothérapie comme un remède thérapeutique important, mais qui pouvait être préjudiciable si on ne l’employait pas de façon adéquate.

Pour les romains, les bains représentaient une mesure de prévention des maladies qui dans le même temps renforçaient l’organisme. Ils créèrent un grand nombre d’installations de bains publiques et privés (thermes), utilisés tant pour le plaisir du bain que comme méthode curative. Aulo Cornelio Celso, défendit une vie naturelle par le biais de boissons, lavages et douches froides pour se soigner. Plus tard, c’est Galeno qui étudia l’hydrothérapie et expliqua la bonne façon de prendre des bains complets ou partiels et des douches froides.

Pendant le moyen âge, l’hydrothérapie se résuma à quelques stations thermales. A cette époque la médecine était dominée par les prêtres et les moines. Ce fut la phytothérapie qui s’utilisa le plus.

A partir du XVIIIème siècle, se produisit un changement important. En Allemagne 2 médecins Siegmund Hahn (1664-1742) et son frère Johnn S. Hahn (1696-1773) utilisèrent l’eau et décrivirent son utilisation, que l’on peut considérer comme le point de départ de l’hydrothérapie en Allemagne.

Johann S. Hahnn décrivit les différents bains et ses applications, comme l’utilisation de douches, lavages complets ou partiels, jets, compresses, la durée des traitements et la température de l’eau. En Angleterre, Richard Russell (1700 – 1771), expliqua les effets de l’eau, recommandant l’eau de mer pour certaines affections glandulaires. Ainsi il s’est aperçu que les bains de mer n’exerçaient pas les mêmes effets sur tous les individus. Il joua un rôle important dans la création de la station balnéaire Brighton.

Avec Vincenz Priessnitz, l’hydrothérapie a connu un grand essor. Il apprit au travers de son expérience personnelle et en observant les animaux, le pouvoir vivifiant et curatif de l’eau. Il en réalisa les résultats en s’appliquant sur lui-même des compresses, pour réduire la fièvre occasionnée par une lésion aux côtes. Fort de ses résultats, il continua à appliquer l’eau à grand nombre de malades avec un tel succès, qu’il dû se défendre d’accusations de charlatanisme et sorcellerie de la part de médecins qui le dénoncèrent et firent analyser l’eau qu’il utilisait, soutenant que ces guérisons étaient impossibles seulement avec de l’eau. Il tenta par l’application de compresses, de soigner la goûte, les rhumatismes, les paralysies, maladies du foie et de l’estomac.

La figure emblématique de l’hydrothérapie fut Sébastian Kneipp, auquel nous devons la fameuse “cure Kneipp”. Quand il était étudiant, il tomba malade et entendit parler d’un traitement d’hydrothérapie, comme méthode curative qu’il s’appliqua à lui-même et le sauva de la mort. A partir de là, il se dédia à propager les propriétés curatives de l’eau. Dans sa fameuse cure, il combinait l’eau avec d’autres facteurs naturels comme les plantes médicinales, un régime riche en fruits et légumes et pauvre en viande. Il stimulait l’énergie de l’organisme et donnait une grande importance à l’endurance du corps face aux agressions du milieu ambiant. L’objectif de la cure est le retour à la vie naturelle, tant au niveau physique que spirituel. La cure Kneipp se concentre sur l’observation du rythme naturelle du sommeil et de l’éveil. Le malade se lève tôt, se couche tôt, s’adonne à des activités physiques qui soignent autant que le corps que les organes. Il se soumet à un rythme de vie saine et équilibrée.

Aujourd’hui des investigations sont menées sur les actions de l’eau sur l’organisme et ses effets en fonction de la température. L’hydrothérapie est reconnue officiellement comme méthode curative.