

Les Echos constate que « le cancer de la prostate affecte environ 300.000 hommes en France, avec, à la fois, une augmentation du nombre de nouveaux cas (71.500 en 2010) et une diminution de la mortalité (8.790 décès en 2010) ».
Le journal relève qu’« en dépit de cet allongement de l’espérance de vie, cette maladie reste la première cause de mortalité par cancer après 50 ans chez l’homme. D’où la journée qui lui est consacrée par l’Association française d’urologie, dans le cadre de la Semaine européenne de la prostate ». Eric Lartigau, radiothérapeute au Centre Oscar Lambret de Lille, remarque que « le cancer de la prostate est presque un cas idéal parce que, s’il est dépisté précocement, il peut être guéri, et que, dans tous les cas, même les plus graves, on dispose d’outils thérapeutiques permettant d’améliorer la survie et le confort des patients ».
« On a donc toutes les bonnes raisons de se faire dépister, même si chacun sait qu’il est très difficile de convaincre un homme de 50 ans qui se sent en parfaite santé de passer la porte d’un cabinet médical », note Les Echos.
Le quotidien souligne toutefois que « le dépistage systématique du cancer de la prostate n’est pas préconisé par l’assurance-maladie. Cette position s’explique notamment par la polémique qui oppose épidémiologistes et urologues autour d’un éventuel « surtraitement » de ce cancer ».
Les Echos explique qu’« il n’y a pas deux cas identiques de cancer de la prostate. Certains hommes sont très tôt porteurs de lésions cancéreuses qui pourtant n’évolueront pas, ou si lentement qu’ils mourront d’autres causes. D’autres, au contraire, verront la maladie s’emballer et se diffuser à d’autres organes ».
Le journal relève notamment qu’« en fonction de la nature de la tumeur, de l’avancement du cancer, de l’âge du patient, de son état général et de ses choix de vie, il pourra être traité d’emblée, dans une optique curative si le cancer est local, ou dans une optique palliative s’il est à un stade trop avancé pour espérer guérir, avec cependant un éventuel impact sur la vie sexuelle », précise le quotidien.